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Le Swerving : esquiver devient une stratégie de séduction

« Je ne t’évite pas, je pratique juste l’art subtil du swerving »

L’autre jour, en parcourant mon fil d’actu, je suis tombée sur un post intrigant : « Je crois que je fais du swerving sans m’en rendre compte. » Curieuse, j’ai plongé dans les commentaires et découvert un concept fascinant (si,si). Le swerving ? Un nouveau terme pour un vieux concept : l’art délicat d’esquiver quelqu’un sans jamais dire clairement « je ne suis pas intéressée ». Pas de ghosting brutal, pas de rupture nette, juste une série d’excuses bien rodées, des réponses espacées et une disponibilité digne d’une célébrité surbookée.

Alors je me suis demandé : Depuis quand avons-nous troqué l’honnêteté pour l’évitement poli ?

 

Le serwing

 

La peur de blesser… ou l’art de fuir ?

Nous vivons dans une ère où dire « je ne ressens pas la même chose » semble plus cruel que d’entretenir une illusion à petit feu. Est-ce la peur d’être perçu comme le méchant de l’histoire ? Ou bien une simple stratégie pour garder ses options ouvertes, sans jamais vraiment fermer la porte ?

Marie, toujours pragmatique, a tranché : « On est toutes coupables de swerving à un moment ou un autre. C’est juste plus facile. » Facile, peut-être. Mais est-ce plus respectueux ?

Entretenir l’ambiguïté, est-ce vraiment mieux ?

Le problème avec le swerving, c’est qu’il maintient l’autre dans une zone floue. Assez d’attention pour ne pas disparaître totalement, mais jamais assez pour réellement construire quelque chose. Une esquive douce qui crée de l’espoir et prolonge l’incertitude.

Prenons l’exemple d’Emma, 32 ans, qui a récemment rencontré un homme charmant sur une application de rencontres. Le premier rendez-vous s’est bien passé, mais depuis, il répond à ses messages avec parcimonie, sans jamais proposer de nouvelle rencontre. « Il me plaît, mais je ne sais pas où j’en suis. Il me répond toujours, mais sans enthousiasme. C’est comme s’il me gardait en réserve. » Voilà le swerving à son apogée.

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Pourquoi avons-nous peur d’être clairs ?

L’honnêteté en amour est devenue un luxe. Nous sommes tellement obsédés par l’idée de ne pas blesser que nous en oublions qu’être vague peut être encore plus douloureux. À force de vouloir ménager les sentiments de l’autre, on crée une situation où il espère inutilement, interprète les signaux contradictoires et finit par se sentir rejeté de manière encore plus brutale.

Le problème, c’est que nous voulons tous être aimés, mais pas forcément au même moment ni de la même manière. Nous avons peur de dire « non », de mettre un terme définitif à une relation potentielle, de fermer une porte qui aurait pu rester entrebâillée… juste au cas où.

Le swerwing explication insta

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La responsabilité émotionnelle : un enjeu moderne

Peut-être que le vrai sujet ici, ce n’est pas seulement le swerving, mais notre responsabilité émotionnelle envers les autres. Chaque message laissé sans réponse immédiate, chaque rendez-vous sans suite et chaque excuse floue laisse une empreinte. Prendre conscience de cela, c’est déjà un pas vers des relations plus respectueuses.

Alors, est-ce que le vrai courage aujourd’hui, ce ne serait pas de dire les choses telles qu’elles sont, sans excuses ni faux-fuyants ? Peut-être que la vraie marque d’élégance en amour, ce n’est pas de fuir en douceur, mais de parler avec sincérité.

Et si nous décidions d’être aussi clairs avec les autres que nous aimerions qu’ils le soient avec nous ?

Et vous, avez-vous déjà pratiqué (ou subi) le swerving ? Comment avez-vous réagi ?

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