Libido et ménopause : on arrête de faire semblant ?
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Libido et ménopause : ce que personne ne vous dit vraiment

Claire :
« Bonjour, je m’appelle Claire, j’ai 54 ans. J’ai hésité avant d’écrire, mais j’en ai marre de faire semblant. Depuis la ménopause, je ne me reconnais plus. Plus de désir, plus d’envie, et surtout, des douleurs pendant les rapports qui me font redouter chaque moment d’intimité. J’ai l’impression d’être la seule à vivre ça. Est-ce que c’est normal ? Est-ce que ça passe, ou faut juste se faire une raison ? »

Ma réponse :

Bonjour Claire, merci. Merci de dire tout haut ce que tellement de femmes pensent tout bas. Oui, ce que tu vis arrive à toute femme. Non, ce n’est pas une fatalité. Et surtout : tu n’es pas la seule.

Libido et ménopause : on arrête de faire semblant ?

La ménopause, on la connaît de nom. Mais le coup qu’elle donne à la sexualité, ça, on en parle très peu. Et quand on en parle, c’est souvent en mode gêné, à demi-mot. Résultat : beaucoup de femmes se retrouvent à vivre tout ça dans leur coin, persuadées que c’est “normal de faire une croix sur le plaisir”.

Non. Ce n’est pas normal de souffrir en silence. Ce n’est pas normal de penser que le désir s’est fait la malle…et OUI, il est toujours légitime de vouloir avoir une sexualité après la ménopause.

Quand les hormones se font la malle… et qu’on trinque

Pendant la ménopause, les œstrogènes et la testostérone chutent. Ces deux hormones, ce sont les piliers de la libido et du confort intime. Donc quand elles se font la malle, tout le reste suit : envie qui baisse, sécheresse, douleurs, blocages. Et si en plus tu rajoutes la fatigue, les insomnies, les bouffées de chaleur… on comprend vite pourquoi la libido est aux abonnés absents.

D’après une étude parue dans Menopause (2019), près de 6 femmes sur 10 vivent des problèmes sexuels à cette période. On en parle ? Ou on continue de faire comme si c’était “dans la tête” ?

Parler, c’est déjà reprendre le pouvoir

Le vrai scandale, c’est qu’on ne nous prépare pas à ça. Résultat : on se tait. On culpabilise. On se demande si on est “encore normale”. La vérité ? C’est ton corps qui change. Et tu as le droit de ne pas subir ça sans rien dire. Il existe des gynécos, des sexologues, des pros formés pour ça. Ils peuvent t’aider à remettre un peu de confort, de douceur, et d’envie là où tu crois que tout est éteint.

Le désir ne disparaît pas. Il se transforme.

Certaines femmes retrouvent leur libido après la ménopause. D’autres la vivent autrement : moins “pressée”, plus connectée à elles-mêmes. La sexualité peut devenir plus lente, plus libre, plus à l’écoute. Mais pour ça, il faut se réconcilier avec son corps. Il faut oser dire ce qui fait mal. Oser demander de l’aide. Et parfois, oser dire à son/sa partenaire : « J’ai besoin qu’on fasse autrement. »

Est-ce que ça passe ? Oui, si on arrête de se taire.

Il existe des traitements hormonaux (locaux ou complets), des lubrifiants, des crèmes, des thérapies, des solutions naturelles. Il y a mille portes. Le tout, c’est d’oser les ouvrir.

Parce que non, Claire, tu n’es pas “seule”. Tu traverses actuellement une étape. Tu n’as pas à faire semblant, ni à souffrir seule. Et si tu veux mon avis : parler comme tu l’as fait, c’est déjà commencer à reprendre le pouvoir.

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Qui écrit tout ça ?

Angélique, love coach. Méthode cash et bienveillante, tarifs affichés, en visio partout en France.

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