Le silence radio est une rupture

Silence radio : une rupture qui ne dit pas son nom (mais qui claque quand même)

Silence radio : Quand disparaître devient un art (de la rupture)

Ah, le silence radio. Ce petit chef-d’œuvre de lâcheté moderne, ce coup de théâtre sans dialogue, cette ghost story sans fantôme (mais avec beaucoup de frustration). On vous l’a peut-être conseillé après une rupture : « Coupe les ponts, fais silence radio, ça va lui faire les pieds. » Ou pire, on vous l’a infligé, brutalement, sans mode d’emploi, sans générique de fin. Et là, surprise : c’est bien une rupture, mais sans le mot « fin ».

Le silence radio, ce n’est pas du développement personnel

Non, ce n’est pas du self-care, du « je me retrouve » ou du « je fais une pause ». Ce n’est pas non plus une stratégie de reconquête amoureuse, même si certains Love Coach 3.0 veulent vous faire croire qu’en ne répondant pas à vos messages, vous devenez mystérieux et irrésistible (spoiler : vous devenez juste… silencieux/se).

Le silence radio est une rupture. Une vraie. Une rupture qui ne dit pas son nom, mais qui hurle par son absence. Parce que, soyons honnêtes :

Quand quelqu’un vous ignore volontairement, il ne vous reconquiert pas. Il vous quitte sans avoir le courage de le dire.

“Silence radio” ou comment fuir avec élégance (ou presque)

On l’appelle « silence radio » pour faire joli, pour donner un nom stylé à ce qui est, dans le fond, une fuite émotionnelle avec effet dramatique. Parce que dire « j’ai arrêté de répondre parce que j’ai pas envie de me justifier », c’est moins chic que « je fais silence radio ».

Mais attention : ce n’est pas un entre-deux. Ce n’est pas du « ni oui ni non », ce n’est pas du « on fait une pause ». C’est un arrêt. Un point. Un silence qui coupe. Et donc, par définition, une rupture. Car si on commence à tolérer des ruptures non verbalisées, alors autant supprimer le mot du dictionnaire.

Le silence radio doit être appliqué pour se protéger, il faut pour que ce ne soit pas de la manipulation en informer l’autre (un peu de courage, ne laissez jamais l’autre dans le flou). Si vous maîtrisez l’art de l’empathie, ou si vous connaissez sur le bout des doigts votre partenaire, alors GO…Sinon faites-vous accompagner, pratiquer un silence radio ne doit pas être fait seul(e), parce que vous êtes pile poil dans une certaine fragilité émotionnelle. De plus il est extrêmement douloureux pour la personne qui le vit…comment voulez-vous reconquérir une personne que vous avez fait souffrir ?

Le silence radio : rupture de communication ou rupture tout court ?

Dès qu’il y a rupture de communication, il y a rupture tout court. Excusez-moi, je voulais redonner ses lettres de noblesse au mot « rupture »…car sinon une rupture c’est quoi ??  À partir du moment où l’un des deux tire la prise sans prévenir, le contrat relationnel est rompu. Plus de message, plus d’appel, plus rien. Même pas un « je te quitte ». On est dans le domaine du néant affectif.

Mais ce silence-là n’a rien de noble. Ce n’est pas une « pause stratégique ». C’est une fuite mal emballée. Une rupture, ça s’assume. Même si c’est dur, même si c’est inconfortable. Sinon, autant appeler ça un ghosting de luxe.

On va me dire…tu es dure pour une Love Coach, mais quand on m’appelle pour me dire « J’ai fais un silence radio, je souffre, quand est-ce qu’il va revenir ? » Appelons un chat…un chat. Faire un silence radio est un choix, c’est une action choisie sciemment, ce n’est pas une erreur ! Se dire, je coupe tout pour que tu reviennes est un terrain miné pour moi, et une forme de manipulation mine de rien.

Et que celles et ceux qui me disent « Ah bah moi ça a marché, il/elle est revenu(e) ». C’est possible, oui mais c’est rare !

Ce que tu dois retenir  :

  • Le silence radio, ce n’est PAS une méthode de reconquête amoureuse.

  • C’est une rupture, déguisée en stratégie.

  • Le vrai courage, c’est de dire les choses. Pas de disparaître comme un ninja sous anxiolytiques.

  • Si tu es victime d’un silence radio, tu as été quitté(e). Oui, vraiment.

  • Si tu l’utilise… sois honnête : C’est pour fuir ? Te protéger ? Le/la  faire revenir ?

Arrêtons de « romanticiser » le silence radio. Il ne te rend pas mystérieux/se. Il ne sauve pas les couples (de mémoire de Love Coach rarement). Il n’ouvre pas de parenthèses. Il ferme des portes. Et parfois, c’est nécessaire. Mais appelons un chat un chat (bis) : le silence radio, c’est une rupture, pas une pause café.

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