Pourquoi je vais archi moins montrer ma tête de neuneu sur les réseaux (et pourquoi ça pourrait vous faire du bien aussi)
Soyons clairs : j’ai longtemps joué le jeu. Les selfies, les vidéos face cam, les « regards profonds » en lumière dorée (les stories un peu, j’avoue… mais je déteste ça, vraiment).
Et les filtres ? Bien sûr qu’il y avait des filtres. Vous pensiez vraiment que c’était ma peau naturelle ? Que diantre !
La seule photo de moi non filtrée ? Celle de la page d’accueil de ce site. (Et celle qui illustre cet article… ce qui en fait deux !!! Youhoouu.)
Croyez-moi, j’ai frôlé l’AVC en les intégrant.
Mais voilà : aujourd’hui, je lève le pied. Je disparais un peu. Oui, j’en posterai de temps en temps, mais je vais vous dire pourquoi je ne veux plus faire de ma tête le centre du contenu.
Trop, c’est trop : la surexposition numérique me gave
Oui, je sais : « l’algorithme aime les visages », « la proximité crée la confiance », blablabla. Mais honnêtement ? Je n’ai plus envie de me voir moi-même. Ni en miniature dans une story, ni en pleine tronche sur LinkedIn. Je suis fatiguée de me vendre en boucle, même subtilement.
Fatiguée d’avoir à trouver le bon demi-sourire, la lumière flatteuse, le filtre « pétasse nature mais pas trop », vous voyez très bien de quoi je parle. Avouez ! Fatiguée aussi que les gens passent leur temps à vouloir lire dans mes yeux pendant un live :
« Tu avais les larmes aux yeux » « Tu avais l’air contrariée »… Mais vous êtes devins ou quoi ?!
Si demain je louche ou que je cligne pas droit, je ne fais pas de live. Voilà.
Cette manie de projeter une émotion là où y’en a pas, franchement, c’est épuisant. Et surtout : je ne veux plus faire croire que ma tête = mon message. Filtrée ou pas, on est d’accord qu’il y a overdose, non ? Spoiler : j’ai des trucs à dire, même sans ma face dessus.
Non, se montrer ne veut pas dire être sincère
Y’a ce mythe qui traîne : plus tu te montres, plus tu es vraie. Eh bien non. Parfois tu es juste ultra connectée, ultra exposée… et en surchauffe identitaire.
Oui, j’ai posté des vidéos vraies, j’ai parlé cash. Mais j’ai aussi posté des trucs avec zéro envie, juste pour « nourrir l’algorithme ». Et même si les gens likent, moi… je me dislike de plus en plus.
Soyons clairs : JE N’EN PEUX PLUS DE MOI. Je m’auto-sature, et je sens que je frôle l’indigestion totale.
Être visible, à quel prix ?
Créer du contenu, ce n’est pas « juste une story ». C’est exposer ta tête, ton énergie, ton humeur, ton cerveau, ton cœur. Et moi, là, maintenant, j’ai envie de tirer le rideau. De dire : on revient quand c’est plus aligné. (Je précise : je continue les coachings, hein ? Faut pas tout mélanger.)
Je préfère :
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dire moins, mais mieux
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écrire plus, parler quand j’ai envie
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et surtout : me foutre un peu la paix visuellement
(Et gagner un temps que tu n’imagines même pas)
Ce n’est pas une fuite. C’est une recentration.
Je ne disparais pas, je me redéploie. Tu verras encore ma tête, oui, mais quand j’en aurai envie. Pas pour l’algorithme, ni pour le personal branding. Juste parce que j’ai quelque chose à dire. Ou à kiffer. Parce que franchement : ce petit fond d’angoisse quand ton visage n’a pas été vu depuis 72h sur Instagram ? J’en peux plus.
Et mes lapins chéris, qui crient « Where are youuuu ? » dès que je m’absente 3 jours… Je vous aime, mais laissez-moi respirer. ❤️
En vrai ? Je le fais maintenant… avant le burn-out visuel.
Je suis arrivée à ce moment où je me lasse de ma propre image. Je veux reprendre du plaisir à créer, à écrire, à partager…Mais pas à force de m’imposer ma tronche sur tous les supports.
Et si on oubliait un peu ma tête ?
Et si vous oubliez ma tête ? Ce n’est pas grave. Retenez juste le message que je veux vous transmettre. Et là, ce sera la plus belle des victoires.
